Une nouvelle obligation déclarative concerne désormais les associations. Cette note vous en présente le contenu et, surtout, vous indique ce qu’il en est concrètement à ce jour : à ce stade, aucune démarche ne peut ni ne doit être entreprise de votre part.
À retenir
Comme les sociétés depuis plusieurs années, les associations doivent désormais déclarer leurs « bénéficiaires effectifs ». Il s’agit d’une mesure de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, qui vise à identifier les personnes physiques exerçant, au sein de la structure, une fonction d’administrateur, de direction ou de surveillance (par exemple : président, trésorier, secrétaire, membres du bureau ou du conseil d’administration, selon vos statuts).
La déclaration doit être effectuée par voie dématérialisée, sur un service en ligne dédié. Or, à ce jour, ce service n’est pas encore ouvert pour les associations, et l’administration elle-même indique que l’obligation ne deviendra effective qu’à compter de sa mise en service. Il en résulte que :
Notre pôle juridique suit l’actualité de ce dossier. Nous reviendrons vers vous dès l’ouverture effective du service de déclaration pour les associations, afin de vous proposer un accompagnement adapté : identification des personnes concernées au sein de votre structure, constitution du dossier, puis dépôt de la déclaration.
D’ici là, nous vous invitons simplement à tenir à jour la liste des membres de votre bureau et de votre conseil d’administration, ce qui facilitera cette démarche le moment venu. L’aide-mémoire en page suivante peut vous y aider.
Exemple de tableau, à conserver en interne, vous permettant de tenir à jour la liste des personnes exerçant une fonction d’administrateur, de direction ou de surveillance. Adaptez les intitulés à ceux de vos statuts, et actualisez-le à chaque renouvellement de vos instances.

Références : Références : loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (art. 7) ; décret n° 2024-720 du 5 juillet 2024 ; article R.561-3 du code monétaire et financier ; loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 (art. 26, sanctions).