Depuis le 1er septembre 2026, certaines majorations de durée d’assurance ou bonifications attribuées au titre des enfants notamment au titre de la maternité, de l’adoption, de l’éducation ou du congé parental peuvent désormais être prises en compte, dans la limite de deux trimestres par assuré, dans la durée réputée cotisée permettant d’apprécier l’accès à une retraite anticipée pour carrière longue.
Cette évolution vise notamment à réduire les inégalités d’accès au dispositif entre les femmes et les hommes.
Ce qui change depuis le 1er septembre 2026
La réforme concerne les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026.
Désormais, certaines majorations de durée d’assurance liées notamment à la maternité, à l’adoption, à l’éducation des enfants ou au congé parental peuvent être considérées comme des périodes réputées cotisées pour déterminer si un assuré remplit les conditions nécessaires à un départ anticipé pour carrière longue.
Cette évolution permet donc de mieux intégrer les périodes liées à la parentalité dans le calcul permettant de bénéficier du dispositif carrière longue.
Une mesure visant à réduire les inégalités d'accès entre les femmes et les hommes
Jusqu’à présent, certaines majorations de durée d’assurance ou bonifications attribuées au titre des enfants n’étaient pas nécessairement retenues parmi les périodes réputées cotisées pour l’accès au dispositif carrière longue.
Le décret n° 2026-700 du 29 juillet 2026 indique expressément que la mesure vise à réduire les inégalités d’accès à la retraite anticipée pour carrière longue entre les femmes et les hommes, en permettant la prise en compte de droits familiaux dans la durée réputée cotisée, dans la limite de deux trimestres par assuré.
Quel impact pour les salariés ?
Cette évolution peut être particulièrement intéressante pour les salariés qui se trouvent à proximité de l’âge de départ et qui sont susceptibles de remplir les conditions d’une carrière longue.
Les personnes concernées ont donc intérêt à vérifier leur relevé de carrière et à se rapprocher de leur caisse de retraite afin de déterminer si ces nouveaux droits peuvent modifier leur date de départ.
Attention toutefois : la réforme ne crée pas de nouveaux trimestres d’assurance. Elle permet seulement de retenir, dans la limite globale de deux trimestres par assuré, certaines majorations ou bonifications déjà attribuées au titre des enfants pour l’appréciation de la durée réputée cotisée. L’assuré doit par ailleurs remplir l’ensemble des autres conditions du dispositif carrière longue.
Quel impact pour les employeurs ?
Même si la réforme concerne directement les droits à la retraite des salariés, elle peut également avoir des conséquences pour les entreprises.
Les employeurs peuvent notamment :
Pour les entreprises, l’enjeu est donc aussi organisationnel : mieux anticiper les départs à la retraite pour éviter de subir les effets de ces nouvelles possibilités de départ.
Point de vigilance : l’employeur ne doit pas déterminer lui-même ni garantir une date de départ anticipé. L’éligibilité au dispositif carrière longue et la date d’effet de la pension doivent être appréciées au regard de la carrière individuelle de l’assuré et confirmées par sa caisse de retraite.