Face à la hausse des prix des carburants, deux dispositifs distincts doivent être distingués : l’indemnité carburant “grands rouleurs”, versée par l’État, et la prime de transport employeur, qui relève d’un dispositif facultatif mis en place par l’entreprise.
L'indemnité carburant de 100 € versée par la DGFiP
Pour en bénéficier, le demandeur doit notamment justifier d’un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 € au titre des revenus 2024, utiliser un véhicule thermique ou hybride non rechargeable à des fins professionnelles et effectuer plus de 15 km par trajet domicile-travail ou plus de 8 000 km par an dans le cadre de son activité professionnelle.
L’aide est versée directement par la DGFiP sans impact sur le bulletin de paie et sans démarche particulière de l’employeur.
La prime de transport versée par l'employeur
Dans les conditions prévues par l’article L. 3261-3 du code du travail, l’employeur peut prendre en charge tout ou partie des frais de carburant ou des frais exposés pour l’alimentation de véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hydrogène engagés par les salariés pour leurs déplacements entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail.
Ce qu'il faut retenir
Ces deux mécanismes sont distincts et obéissent à des régimes juridiques différents.