Un nouveau droit est créé en 2026 pour les jeunes parents : le congé supplémentaire de naissance. C’ est un nouveau congé indemnisé, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
De quoi s’agit-il ?
Ce congé indemnisé vient compléter les dispositifs existants (maternité, paternité, accueil de l’enfant ou adoption), sans s’y substituer.
Ce dispositif vise à soutenir les familles, favoriser l’égalité entre les parents et permettre une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, dans un contexte de baisse de la natalité.
Qui est concerné ?
Le congé s’adresse aux parents actifs remplissant les conditions d’ouverture de droits, notamment les salariés, travailleurs indépendants (y compris professions libérales), agents contractuels, demandeurs d’emploi, artistes-auteurs.
Il concerne les parents d’un enfant :
• né ou adopté à compter du 1er janvier 2026,
• Les parents d’enfants prématurés dont la naissance était prévue après cette date.
Modalités de prise du congé
Chaque parent peut bénéficier de 1 à 2 mois de congé. Celui-ci peut être :
• Pris en une seule fois,
• Ou fractionné en deux périodes d’un mois.
Les parents peuvent également choisir de le prendre simultanément ou successivement.
Ce congé est accordé après épuisement des congés légaux (maternité, paternité, accueil ou adoption).
Il est calculé de date à date, c’est-à-dire par exemple qu’un congé débutant le 15 juillet aura pour dernier jour, le 14 août. Le nombre de jours indemnisés peut donc être variable en fonction de la durée de chaque mois.
Quelles démarches?
Pour les salariés :
• Informer l’employeur au moins 1 mois avant le début du congé.
• Préciser la durée et les modalités (fractionné ou non).
• Aucune démarche auprès de l’Assurance maladie : l’employeur s’en charge.
Le délai de prévenance est réduit à 15 jours si le congé suit immédiatement un congé de paternité ou d’adoption.
Cette information est adressée à l'employeur par lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé.
Pour les travailleurs indépendants:
• La demande devra être effectuée directement auprès de la CPAM.
Indemnisation
Pour les salariés, l’indemnisation est versée par l’Assurance maladie selon les modalités suivantes :
• 70 % du salaire net pour le premier mois,
• 60 % pour le second mois.
• Le salaire pris en compte est plafonné au niveau du plafond de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026) et calculé sur la base des 3 derniers mois de salaire précédant le congé.
La durée du congé supplémentaire de naissance est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits que le salarié tient de son ancienneté. En revanche, ce congé n’ouvre pas droit à l’acquisition de congés payés.
Entrée en vigueur
Le dispositif sera applicable à compter du 1er juillet 2026, pour les enfants nés ou accueillis à compter du 1er janvier 2026 ou dont la naissance était prévue après cette date.
Délais d’utilisation
• Pour les enfants nés ou accueillis entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 : congé à prendre avant le 31 mars 2027.
• Pour les situations à compter du 1er juillet 2026 : congé à utiliser dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.
Des prolongations sont possibles en cas de situations particulières (naissances multiples, dispositions conventionnelles, etc.).
Précisions
Ce congé ne remplace pas le congé parental d’éducation : les parents peuvent toujours bénéficier de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), versée par la CAF.
En revanche, cette indemnisation ne pourra pas être cumulée avec certains revenus ou prestations, notamment :
• Le complément de libre choix du mode de garde (CMG),
• L’allocation journalière de présence parentale (AJPP),
• L’allocation journalière du proche aidant (AJPA),
• Les indemnités journalières (maladie, maternité, paternité, adoption, accident du travail),
• Les allocations chômage.
Sources
Articles L. 1225-46-2 à L. 1225-46-7 du Code du travail
Articles D. 1225-11-3 à D. 1225-11-5 du Code du travail
Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025
Décrets n° 2026-419, n° 2026-425 et n° 2026-426 du 30 mai 2026