La DSS précise le régime de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat 2021-2022
La Direction de la sécurité sociale (DSS) a diffusé le 31 août 2021 une instruction questions/réponses (datée du 19 août) sur la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat 2021-2022.
Entre autres apports, elle précise les modalités d’appréciation du seuil d’effectif de « moins de 50 salariés », ainsi que les caractéristiques des accords ou négociations d’entreprise ou de branche sur les travailleurs de la «2ème ligne *» deux critères qui ouvrent aux entreprises la limite d’exonération majorée (2 000 € au lieu de 1 000 €).
Rappel des grandes caractéristiques de la PEPA 2021-2022
La première loi de finances rectificative (LFR) pour 2021 a mis en place une nouvelle mouture de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (PEPA) (loi 2021-953 du 19 juillet 2021, art. 4, JO du 20).
Quelles sont ses principales caractéristiques ?
La PEPA concerne les salariés liés à l’entreprise par un contrat de travail soit à la date de versement de la prime, soit à la date de dépôt de l’accord ou de signature de la décision unilatérale mettant en place la prime. Comme l’année dernière, l’instruction précise que l’accord ou la décision unilatérale doit préciser la date d’appréciation de la présence des salariés qui est retenue parmi les options possibles.
Le montant de la PEPA est fixé par la décision unilatérale de l’employeur ou l’accord qui la met en place.
Il peut être identique pour tous les bénéficiaires ou, le cas échéant, modulé selon des critères limitativement énumérés.
Si les conditions requises sont remplies, la prime est exonérée de cotisations, de CSG/CRDS et d’impôt sur le revenu dans la limite de 1000 € pour les salariés dont la rémunération est inférieure à 3 SMIC appréciés sur 12 mois (à proratiser en cas de temps partiel ou d’année incomplète). Si le montant de la prime est supérieur, la fraction excédentaire est assujettie à cotisations et imposable dans les conditions habituelles.
Très largement inspirée du mécanisme de l’année 2020, la version 2021-2022 du dispositif en diffère cependant par certains aspects, en particulier sur les points suivants.
* Travailleur 2e ligne : travailleur ayant contribué à faire fonctionner le pays malgré les périodes de confinement, en continuant à apporter à la population les services indispensables à la vie quotidienne.
Effectif de référence pour le seuil de moins de 50 salariés
L’instruction DSS remédie à cette difficulté, en précisant qu’il convient de se référer aux règles d’effectif « sécurité sociale » (prise en compte de l’effectif annuel moyen de l’année précédente hors cas des entreprises nouvelles, appréciation au niveau de l’entreprise, règles de décompte des salariés, etc.).
Par exception, le dispositif de gel des effets de seuil sur 5 ans en cas de franchissement à la hausse est déclaré non applicable à la PEPA 2021-2022.
A noter : dans le cas d’une entreprise étrangère, l’administration précise qu’il convient de prendre en compte les établissements situés en France et à l’étranger.
Accord d’intéressement
Comme dans le cadre de la PEPA 2020, les entreprises couvertes par un accord d’intéressement sont éligibles à la limite d’exonération de 2000 €. Il peut s’agir d’un ancien accord ou d’un nouvel accord.
Techniquement, l’accord d’intéressement doit produire ses effets à la date de versement de la prime, ou au plus tard entre la date de versement de la prime et le 31 mars 2022 inclus.
Dans tous les cas, cela suppose que l’accord soit conclu avant la date de versement de la prime.
Accord de valorisation des travailleurs de la 2e ligne
La loi a prévu que le plafond d’exonération de 2000 € concerne également les employeurs répondant à l’une des trois conditions suivantes :