Coronavirus - mesures sociales

Coronavirus - Mesures sociales

23/11/2020
Coronavirus - mesures sociales

Afin de faire face à l’épidémie du Covid-19 et ses conséquences sur l’économie française, le gouvernement ainsi que d'autres acteurs ont annoncé des mesures sociales exceptionnelles visant à aider les entreprises fortement impactées. 

Délais de paiement des échéances sociales et fiscales

Exonération de cotisations et aide au paiement : dispositifs élargis à de nouveaux secteurs

Le décret 2020-1328 du 2 novembre 2020 vient compléter la liste des secteurs éligibles aux dispositifs d’exonération de cotisations et d’aide au paiement sur la période de 02/2020 à 04/2020, ou 02/2020 à 05/2020 sous réserve de respecter les autres conditions d’éligibilité.

Les employeurs concernés devront déclarer ces aides au plus tard dans la DSN de Décembre 2020 à échéance du 5 ou 15 janvier 2021.

Pour connaître les listes des secteurs et en savoir plus, consultez le site de l'Urssaf : mesures-covid19.urssaf.fr

 

Attestation de vigilance

Les entreprises peuvent télécharger leur attestation de vigilance à partir de leur espace Urssaf en ligne si elles sont à jour de leurs cotisations au 1ermars 2020.

Les difficultés de paiement postérieures à cette date et faisant suite aux conséquences de la crise sanitaire n’empêchent pas la délivrance de cette attestation.

Consultez le FAQ de l'Urssaf

Consultez l'ordonnance du 15 avril 2020

Bon à savoir : Si une entreprise exerce son activité principale initialement dans le secteur S1bis, et est passée dans la liste secteurs S1, elle n’aura plus besoin de remplir la condition relative à la baisse de chiffre d’affaires. Par contre, si une entreprise exerce son activité principale dans un secteur nouvellement cité par la liste des secteurs S1bis, elle devra :

  • remplir la condition relative à la baisse de chiffre d’affaires
  • remplir la condition d’effectif de moins de 250 salariés

 

Echéances fiscales

Les entreprises peuvent solliciter leur Service des Impôts des Entreprises (SIE) pour demander des délais de paiement de leurs impôts directs (hors TVA et prélèvements à la source).

Ce dispositif s’adresse aux entreprises concernées par une interruption ou une restriction de leur activité liée à une mesure de fermeture dans les zones de couvre-feu, ou lorsque leur situation financière le justifie. Les demandes seront examinées au cas par cas.

En savoir plus sur le report des échéances fiscales

Activité partielle
Les décrets n°2020-1316 et n°2020-1319 du 30 octobre 2020 pris par l'ordonnance n°2020-1255 du 14 octobre 2020 maintiennent les dispositifs en vigueur du 1er novembre jusqu'au 31 décembre 2020. La baisse des taux est annoncée à compter du 1er janvier 2021.

 

Allègement de la procédure administrative d'activité partielle

  • Vous avez jusqu’à 30 jours à compter du jour où vous avez placé vos salariés en activité partielle pour déposer votre demande en ligne, avec effet rétroactif.
  • Depuis le 1er octobre 2020, le DIRECCTE dispose à nouveau de 15 jours pour autoriser l’activité partielle. L’absence de réponse du DIRECCTE vaut toujours acceptation implicite de la demande.
  • Pour les entreprises d'au moins 50 salariés, l’avis du Comité Social et Economique (CSE) doit être recueilli soit préalablement à la demande, soit postérieurement à la mise en activité partielle et être adressé dans un délai d’au plus deux mois à compter du dépôt de la demande d’autorisation préalable. Depuis le 1er novembre, le CSE doit également être informé périodiquement des conditions de mise en œuvre de l'activité partielle.
  • Pour une demande pour plus de 50 établissements implantés dans plusieurs départements : vous pouvez adresser une demande unique au titre de l’ensemble des établissements au préfet du département où est implanté l’un des établissements concernés si, et seulement si, la demande d’autorisation préalable d’activité partielle porte pour le même motif et la même période. 

Consultez le FAQ du Ministère du Travail 

 

Entreprises concernées par l'activité partielle

Vous pouvez solliciter une allocation d’activité partielle pour un ou plusieurs employés dans l’impossibilité de travailler, si vous êtes dans l’un des cas suivants :

  • vous êtes concernés par les arrêtés prévoyant une fermeture de votre entreprise
  • vous êtes confrontés à une baisse d’activité/des difficultés d’approvisionnement
  • il vous est impossible de mettre en place les mesures de prévention nécessaires pour la protection de la santé des salariés (télétravail, geste barrière, etc.) pour l’ensemble de vos salariés.  

Warning Le gouvernement a annoncé, dès la fin de l’état d’urgence sanitaire, que des contrôles renforcés de l’activité partielle seront effectués. Pour en savoir plus, consultez le contenu "Déploiement d'un plan de contrôle renforcé de l'activité partielle"  

 

Salariés concernés par l'activité partielle

Il n’y a pas de condition d’ancienneté, ni de conditions liées au type de contrat de travail (CDD, apprentis, CDI, etc.), ni de conditions liées au temps de travail du salarié (temps partiel, temps plein).

Les salariés au forfait jours et heures sur l’année peuvent bénéficier de l’activité partielle, en cas de réduction de l’horaire de travail et en cas de fermeture totale de l’établissement.

 

Montant

 Dates d'application

Indemnité horaire
versée au salarié

Allocation horaire
perçue par l'employeur 

 Durée

Indemnisation
au titre des heures chômées
entre le 1er juin
et le
31 décembre 2020

Régime général : 

 
12 mois maximum,
renouvelable sous conditions

70 % du salaire horaire brut
Indemnité horaire minimale : 8,03 € 
60 % du salaire horaire brut limité à 4,5 fois le Smic horaire
Allocation horaire maximale : 27,41 €
Allocation horaire minimale 7,23 € 
Entreprises fermées ou secteurs protégés (décret n°2020-1319): 
70 % du salaire horaire brut
Indemnité horaire minimale : 8,03 € 

70 % du salaire horaire brut limité à 4,5 fois le Smic horaire
Allocation horaire maximale : 31,97 €
Allocation horaire minimale : 7,23 €

Indemnisation
au titre des heures chômées
à compter du
1er janvier 2021

60 % du salaire horaire brut limité à 4,5 fois le Smic horaire

36 % du salaire horaire brut limité à 4,5 fois le Smic horaire
Allocation horaire minimale : 7,23 €

3 mois maximum, 
renouvelable dans la limite de 6 mois,
consécutifs ou non,
sur une période de référence de 12
mois consécutifs

Ces modalités s'appliquent à tous les salariés en activité partielle de droit commun, y compris à ceux se trouvant dans l'impossibilité de travailler parce qu'ils sont vulnérables ou contraints de garder leur enfant de moins de 16 ans ou en situation de handicap sans pouvoir télétravailler, qui, faute de dispositions d'indemnisation spécifiques les concernant, relèvent du dispositif d'indemnisation d'activité partielle de droit commun.

Depuis le 1er novembre 2020, lorsque les congés payés sont dus sous la forme d'une indemnité compensatrice, cette indemnité est versée en sus de l'indemnité d'activité partielle.

Accédez au simulateur de calcul

Accédez au site de la Direccte pour faire une demande préalable d'autorisation d'activité partielle

Activité Partielle de Longue Durée (APLD)

Un nouveau dispositif d’activité partielle est mis en place afin de permettre aux entreprises de réduire leur activité de façon durable, tout en maintenant l’emploi. Ce dispositif temporaire ne remplace pas le dispositif d’activité partielle de droit commun. La réduction de l’horaire de travail ne peut dépasser 40 % de l’horaire légal par salarié, sur la durée totale de l’accord.

 

Mise en place du dispositif d’activité partielle longue durée

La mise en place de ce dispositif nécessite la conclusion d’un accord collectif d’entreprise, d’établissement ou de groupe ou d’un accord collectif de branche étendu. L’entreprise doit également présenter un diagnostic sur sa situation économique et ses perspectives d’activité.

L’accord d’établissement, d’entreprise ou de groupe ou le document doivent être transmis par l’employeur à la Direccte de son territoire. Un dépôt sera bientôt possible directement en ligne sur le portail activitepartielle.emploi.gouv.fr. Dans l’attente, la transmission peut s’effectuer par voie postale ou par courriel.

Les Direccte disposent de 15 jours pour valider un accord et de 21 jours pour homologuer un document élaboré en application d’un accord de branche. 

Warning Attention : l’accord d’établissement, d’entreprise ou de groupe doit, dans tous les cas, également faire l’objet d’un dépôt sur la plateforme TéléAccords, indépendamment de la demande de validation réalisée auprès de la Direccte dans l’application APART.

 

Dates d'application

Indemnité horaire
versée au salarié

Allocation horaire
perçue par l'employeur

Durée

Indemnisation
au titre des heures chômées
jusqu'au 30 juin 2022

70 % du salaire horaire brut limité à 4,5 fois le Smic horaire
Indemnité horaire minimale : Smic net (8,03 €)*


60 % du salaire horaire brut limité à 4,5 fois le Smic horaire
Allocation horaire minimale : 7,23 €* ou application du régime de droit commun si plus favorable (cas des secteurs protégés en novembre et décembre 2020)

6 mois  renouvelable, dans la limite de 24 mois, consécutifs ou non sur une période de référence de 36 mois consécutifs

*Le plancher ne s’applique pas aux salariés non soumis à une rémunération au moins équivalente au SMIC horaire (apprentis, contrat d’apprentissage, salariés en contrat d’engagement éducatif, etc.). 

Warning Attention :L’employeur s’engage à maintenir l’emploi : la rupture du contrat de travail pour motif économique entraîne donc le remboursement des allocations perçues.

Toutefois, le remboursement dû par l'employeur n'est pas exigible dans deux cas :

  • si les perspectives d'activité se sont dégradées par rapport à celles prévues dans l'accord collectif ou le document de l'employeur ;
  • s'il est incompatible avec la situation économique et financière de l'établissement, de l'entreprise ou du groupe.

Lorsque l'employeur demande à l'administration le bénéfice des dispositions relatives à la non-exigibilité du remboursement ou lorsque l'administration indique à l'employeur qu'elle ne lui demandera pas le remboursement de tout ou partie des sommes qu'il doit, ce dernier doit informer les institutions représentatives du personnel et, le cas échéant, les organisations syndicales signataires de l'accord collectif.

 

Régime social applicable aux indemnités versées dans le cadre de l’activité partielle longue durée

L’indemnité légale versée par l’employeur au salarié est un revenu de remplacement :

  • elle est exclue de l’assiette de cotisations et contributions de Sécurité sociale, au titre des revenus d’activité ;
  • elle est cependant soumise à la CSG et à la CRDS au taux de 6,70 %, après abattement de 1,75 % pour frais professionnels ;
  • les bénéficiaires du régime local d’assurance maladie du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle doivent s’acquitter d’une cotisation supplémentaire maladie de 1,50 % ;
  • le taux d’assurance maladie pour les non-résidents fiscaux non redevable de la CSG-CRDS est fixé à 2,80 % ;
  • la cotisation maladie applicable à Mayotte est fixée à 2,35 %.

L’employeur a la possibilité de verser une indemnité complémentaire.
Pour les salariés dont la rémunération est inférieure à 4,5 Smic, si l’indemnité globale excède 3,15 Smic, la part de l’indemnité complémentaire excédant cette limite est assujettie aux cotisations et contributions de droit commun.
Pour les salariés dont la rémunération est supérieure ou égale à 4,5 Smic, la part de l’indemnité globale excédant 3,15 Smic est soumise aux cotisations et contributions de droit commun.

Ce régime social s’applique jusqu’au 31/12/2020.

A savoir :

Il n’est pas possible de cumuler l’activité partielle longue durée et l’activité partielle de droit commun pour un même salarié.
En revanche, l’employeur peut bénéficier de l’activité partielle longue durée pour certains salariés, et de l’activité partielle de droit commun pour d’autres salariés, s’il rencontre des difficultés d’approvisionnement en matière première ou énergie, en cas de sinistre ou intempérie, ou encore dans le cadre d’une transformation, restructuration ou modernisation de l’entreprise.

Consultez le FAQ sur l'Activité Partielle de Longue Durée

Consultez le décret du 28 juillet 2020 installant le nouveau dispositif d’Activité Partielle de Longue Durée (APLD)

Maintien des garanties de protection sociale complémentaire en cas d’activité partielle

La loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020 revient sur l’assiette des cotisations de prévoyance complémentaire et étend l’obligation de maintien des garanties de protection sociale complémentaire au 30 juin 2021 (initialement 31 décembre 2020).

Depuis juin 2020 trois mesures sont en vigueur pour permettre aux salariés placés en activité partielle et à leurs ayants droits de continuer à bénéficier de la protection sociale complémentaire.

 

Le maintien des garanties de protection sociale complémentaire pendant la période du 12 mars 2020 au 30 juin 2021

Lorsque les salariés sont placés en activité partielle pendant cette période, les garanties des régimes de prévoyance doivent être maintenues peu importe ce qui est prévu par l’acte instituant le régime et par le contrat d’assurance. Cette obligation ne s’applique pas aux garanties de retraite supplémentaire.

Warning  Le non-respect de ces dispositions prive les garanties de leur caractère collectif et obligatoire. L’exonération des cotisations sociales ne pourra donc plus s’appliquer.

 

L’indemnité d’activité partielle permet le calcul des cotisations de protection sociale complémentaire

Si les garanties des salariés placés en activité partielle sont financées en tout ou partie par des primes ou cotisations assises sur leurs revenus d’activité, ou si elles sont déterminées par référence à cette rémunération, l’indemnité d’activité partielle brute viendra se substituer aux revenus d’activité afin de permettre la reconstitution de l’assiette de calcul des cotisations salariales et patronales de protection sociale complémentaire.

Si un salarié a cumulé "rémunération" + " indemnité d’activité partielle" au cours d’un même mois alors :

  • l’indemnité d’activité partielle est l’assiette pour les heures chômées
  • la rémunération pour les heures travaillées

Bon à savoir :

L’employeur peut également opter pour :

  • une assiette constituée de "indemnité d’activité partielle" + "indemnité complémentaire" s'il souhaite intégrer l’indemnité complémentaire dans l’assiette des cotisations de prévoyance complémentaire.
  • une reconstitution de la rémunération habituelle sur la base du montant moyen des rémunérations perçues au cours des douze mois précédant la période d’activité partielle.

Ces choix ne nécessitent pas de formalisme particulier.

En revanche, si l’employeur souhaite appliquer une assiette différente, une formalisation est nécessaire pour pouvoir bénéficier de l’exonération de cotisations sociales (accord collectif ou DUE et avenant au contrat d’assurance ou au règlement).

 

Les demandes de reports ou de délais de paiement par l’employeur, des cotisations dues au titre du financement des garanties de prévoyance

Elles doivent être accordées sans frais ni pénalité par l’organisme assureur.

Si l’employeur n’a pas exécuté son obligation de payer les primes et cotisations pendant la période du 12 mars au 15 juillet 2020, l’organisme assureur ne peut suspendre les garanties ou résilier le contrat. Les cotisations dues au titre de cette période doivent être versées au plus tard le 31 décembre 2020.

Consultez l'article 12 de la loi n° 2020-734 du 17 juin 2020            Consultez la loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020

Déploiement d'un plan de contrôle renforcé de l'activité partielle

Le gouvernement a annoncé, dès la fin de l’état d’urgence sanitaire, que des contrôles renforcés de l’activité partielle seront effectués.

Les agents en charge de ces contrôles seront des agents l’inspection du travail (les unités départementales des Direccte). D’autres contrôles pourront être effectués par des agents des organismes de sécurité sociale (les contrôleurs Urssaf), de Pôle emploi mais également dans des cas très spécifiques, par des officiers de la police judiciaire et des agents des impôts et des douanes.

Le contrôle de l’activité partielle s’effectue en plusieurs étapes, sur pièces ou sur place, de jour comme de nuit. 

L’employeur est notamment tenu de présenter tout document et permettre l’accès à tout support d’information qui lui est demandé par les agents et nécessaire à l’exercice du contrôle. Ainsi, les agents peuvent se faire présenter l'ensemble des livres, registres et documents rendus obligatoires par le code du travail ou par une disposition légale relative au régime du travail. Les agents pourront interroger les salariés, dans l’entreprise ou sur les lieux de travail, avec leur. L’audition devra respecter un certain nombre de garanties procédurales.

 A noter tout de même qu’il est demandé aux Direccte d’engager un dialogue avec l’entreprise en vue d’une régularisation "à l’amiable" de toute situation non conforme. La situation financière de l’entreprise devrait notamment être prise en compte dans les modalités de remboursement des sommes dues, et des solutions d’accompagnement pourront être proposées.

 

Principales fraudes identifiées : 

  • mise en activité partielle de salariés auxquels il est demandé parallèlement de (télé)travailler
  • demande de remboursement intentionnellement majorées par rapport au montant des salaires effectivement payés ou encore les demandes d’indemnisation au titre de l’activité partielle pour des heures où le salarié était en congé ou jours de RTT

Il faudra être en mesure de justifier de manière plus poussée les cas de recours à l’activité partielle pour des entreprises n’ayant pas enregistré de baisse significative d’activité ou de chiffre d’affaires.

 

Sanctions : 

Diverses sanctions peuvent être encourues : civiles, administratives et pénales. Ces sanctions sont cumulables :

  • remboursement intégral des sommes perçues au titre du chômage partiel
  • interdiction de bénéficier, pendant une durée maximale de cinq ans, d’aides publiques en matière d’emploi ou de formation professionnelle
  • deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende
  • travail dissimulé par dissimulation d’emploi salarié puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour les personnes physiques et 225 000 euros d’amende pour les personnes morales
  • interdiction définitive ou temporaire d’exercer certaines activités, l’exclusion des marchés publics pendant cinq ans maximums, la confiscation des biens ou objets utilisés à l'occasion du délit et des biens produits, l’affichage ou diffusion de la décision, l’interdiction des droits civiques, civils et de famille
  • redressement Urssaf sur les indemnités versées qui ont été indûment exonérées

Accédez à l'information du gouvernement

Arrêts de travail dérogatoires

Un dispositif d’indemnisation des arrêts de travail dérogatoires pour certains publics a été créé dans le cadre de la crise sanitaire. 

  • Personnes testées positives au Covid 19
  • Personnes cas contact 

Pour les salariés contactés par l’Assurance Maladie dans le cadre du « contact tracing » effectué pour arrêter les chaînes de transmission du virus et stopper l’épidémie, un arrêt de travail peut s'avérer nécessaire en cas d’impossibilité de télétravail. Ces salariés cas contact peuvent demander un arrêt de travail en ligne sur le site declare.ameli.fr.
L’arrêt est d'une durée de 7 jours débutant à la date à laquelle l’Assurance Maladie l’a contacté pour l’inviter à s’isoler et à réaliser un test, après un contact à risque avec une personne testée positive au coronavirus. Pour les salariés qui se seraient déjà spontanément isolés avant cette date, l’arrêt pourra être rétroactif dans la limite de 4 jours. Si les résultats du test ne sont pas connus à la fin de l’arrêt initial, le salarié pourra demander une prolongation de l'arrêt dans la limite de 7 jours supplémentaires.
Avant de procéder au versement des indemnités journalières, l’Assurance Maladie vérifiera que l’assuré est bien connu en tant que cas contact à risque. En cas d’accord, une attestation d’isolement valant arrêt de travail dérogatoire lui sera adressée, qui pourra être présentée à l’employeur.

  • Personnes considérées comme à très haut risque de développer une forme sévère de la maladie 
  1. être âgé de 65 ans et plus
  2. avoir des antécédents cardiovasculaires (ATCD)
  3. avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications
  4. présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale
  5. présenter une insuffisance rénale chronique dialysée
  6. être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie)
  7. présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30)
  8. être atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise
  9. être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins
  10. présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie
  11. être au 3e trimestre de la grossesse.
  12. être atteint d'une maladie du motoneurone, d'une myasthénie grave, de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de paralysie cérébrale, de quadriplégie ou hémiplégie, d'une tumeur maligne primitive cérébrale, d'une maladie cérébelleuse progressive ou d'une maladie rare 

Lorsque le télétravail n’est pas possible, les personnes à risque de forme grave de Covid-19 peuvent reprendre une activité professionnelle dans la mesure où des mesures barrières renforcées sont mises en œuvre. Si ce n'est pas le cas, l’activité partielle et les arrêts de travail dérogatoires sont maintenus pour ces personnes, sur prescription du médecin.

Mesures de protection renforcées sur le lieu de travail :

  • Isolement du poste de travail : mise à disposition d’un bureau individuel ou aménagement pour limiter au maximum le risque d’exposition (adaptation des horaires ou protections matérielles)
  • Respect de gestes barrières renforcés : hygiène des mains renforcée, port systématique d’un masque de type chirurgical lorsque la distanciation physique ne peut être respectée ou en milieu clos, avec changement de ce masque au moins toutes les 4 heures et avant ce délai s’il est mouillé ou humide
  • Nettoyage et désinfection du poste de travail et des surfaces touchées par la personne au moins en début et en fin de poste, en particulier lorsque ce poste est partagé
  • Mise à disposition par l’employeur de masques de type chirurgical en nombre suffisant pour couvrir les trajets entre le domicile et le lieu de travail lorsque la personne recourt à des moyens de transport collectifs.

Consultez le décret du 10 novembre 2020

 

  • Personnes en arrêt de travail pour garde d’enfant : 

Seuls sont concernés les parents d’enfants de moins de 16 ans ou d’enfants handicapés sans limite d’âge. 

Salariés de droit privé:

Les salariés doivent fournir à leur employeur :

  • un justificatif attestant de la fermeture de l’établissement/classe/section selon les cas ou un document de l’Assurance Maladie attestant que leur enfant est considéré comme un cas contact à risque et fait l’objet d’une mesure d’isolement à ce titre.
  • une attestation sur l’honneur précisant qu’il est le seul des 2 parents à bénéficier d’un arrêt de travail pour les jours concernés.

Non-salariés : indépendants, artistes, stagiaires...

Sont concernés les travailleurs indépendants, les travailleurs non salariés agricoles, les artistes auteurs, les stagiaires de la formation professionnelle, les professions libérales, les professions de santé libérales, ainsi que les gérants salariés, les contractuels de droit public de l’administration et les fonctionnaires à temps non complet travaillant moins de 28 heures.

Le travailleur non salarié doit  :

  • fournir un justificatif attestant de la fermeture de l’établissement/classe/section selon les cas
  • faire sa déclaration sur le site declare.ameli.fr ou declare.msa.fr (régime agricole) avec possibilité de déclarer les arrêts de manière rétroactive. Attention : le justificatif devra être conservé en cas de contrôle par l’Assurance Maladie.

Les stagiaires de la formation professionnelle doit : 

  • transmettre à son organisme de formation l’attestation de fermeture de l’établissement/classe/section ou un document de l’Assurance Maladie attestant que l’enfant est cas contact à risque.
  • fournir une attestation sur l’honneur qu’il est le seul des 2 parents demandant à bénéficier d’un arrêt de travail pour les jours de concernés.

L’organisme de formation professionnelle procédera à la déclaration de l’arrêt via le téléservice declare.ameli.fr ou declare.msa.fr (régime agricole). Ces documents devront être conservés par l’organisme de formation professionnelle en cas de contrôle de l’administration.

Consultez le communiqué sur le site Ameli

Monétisation des jours de repos
Les dispositions suivantes, initialement applicables jusqu’au 31 décembre 2020 sont désormais applicables jusqu'au 30 juin 2021 en application de la loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020.

Un accord d’entreprise ou de branche peut autoriser la monétisation des jours de repos conventionnels ou une partie des congés annuels excédant 24 jours ouvrables. Cette possibilité peut être mise en place :

  • Sur décision de l’employeur

L’employeur peut imposer aux salariés placés en activité partielle et bénéficiant du maintien intégral de leur rémunération la monétisation de leurs jours de repos conventionnels ou de congés annuels en vue de les affecter à un fonds de solidarité, l’objectif étant de compenser la diminution de rémunération subie par les autres salariés placés en activité partielle.

Les cotisations et contributions sociales sont versées lorsque les jours sont affectés au fonds de solidarité. En revanche, les sommes reversées aux salariés bénéficiaires ne sont pas soumises à cotisations et contributions.

  • Sur demande du salarié

Si le salarié est placé en activité partielle et qu’il souhaite compenser la diminution de sa rémunération, il peut demander la monétisation de ses jours de repos conventionnels ou de congés annuels. La somme monétisée complète une indemnité d’activité partielle, elle est assimilée à :

  • un revenu de remplacement pour la partie qui n’excède pas 3,15 Smic
  • un revenu d’activité pour la partie qui excède le seuil de 3,15 Smic et est donc soumise à cotisations et contributions sociales dans les conditions de droit commun

Warning   Les jours susceptibles d'être monétisés sont les jours acquis et non pris, qu'ils aient ou non été affectés à un compte épargne-temps, dans la limite de 5 jours par salarié.

Ces dispositions sont désormais applicables jusqu'au 30 juin 2021.

Consultez l'article 6 loi n° 2020-734 du 17 juin 2020             Consultez le loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020 

FNE-Formation

A noter : En cas de sous-activité prolongée, voire d’arrêt total de l’activité, les entreprises peuvent demander à bénéficier du FNE-Formation en lieu et place de l’activité partielle afin d’investir dans les compétences des salariés.

Formalisée par une convention conclue entre l’Etat (la Direccte) et l’entreprise (ou l’opérateur de compétences - OPCO), le FNE-Formation a pour objet la mise en œuvre d’actions de formation, afin de faciliter la continuité de l’activité des salariés face aux transformations consécutives aux mutations économiques et technologiques, et de favoriser leur adaptation à de nouveaux emplois.

Dans le cadre de la crise du Covid-19, le dispositif FNE-Formation est renforcé de manière temporaire afin de répondre aux besoins des entreprises en activité partielle par la prise en charge des coûts pédagogiques. Il est accessible à toutes les entreprises qui ont des salariés en chômage partiel, par une simple convention signée entre l’entreprise et la Direccte.

Téléchargez la convention de formation du FNE à signer entre la Direccte et l’entreprise
Téléchargez la demande de subvention au titre du FNE-Formation

Consultez le site du Gouvernement pour en savoir plus sur le FNE - Formation

Mise à disposition temporaire de salariés volontaires entre deux entreprises

Pendant la période de la crise, les salariés inoccupés qui le souhaitent, peuvent travailler provisoirement dans une entreprise confrontée à un manque de personnel. Il s’agit d’une « mise à disposition » temporaire qui suppose l’accord du salarié et des deux entreprises. Le salarié conserve son contrat de travail et 100% de son salaire habituel, versé par son employeur d’origine. L’entreprise qui l’accueille temporairement rembourse ce salaire à l’entreprise d’origine.

Consultez notre article dédié

Téléchargez les modèles simplifiés de convention de mise à disposition entre entreprises et d’avenant au contrat

Informations Coronavirus

Crowe Dupouy vous informe des mesures en vigueur à travers un espace dédié aux informations relatives au Covid-19.